Liaisons obligatoires

A- Qu’est ce que la liaison obligatoire?

La liaison obligatoire se fait entre deux mots qui se suivent, si le premier se termine par une consonne muette (exemple petit) on lie cette dernière à la première lettre du mot qui le suit (exemple: enfant) on lira Petit enfant en collant le “t” et le son ”en”.

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B- Dans quelle cas faut-il l’employer?

  1. elle est obligatoire si elle est employée avec Après un groupe nominal : un, des, les, ces, mon, ton, son, mes, tes, ses, nos, vos, leurs, aux, aucun, tout, quels, quelles, quelques + tous les nombres: Lucas passe son examen de conduite
  2. Adjectif + Nom, exemple: Quels imbéciles!
  3. Après on, nous, vous, ils, elles: Ils ont de la force
  4. Généralement après EST du verbe ÊTRE : Ils ont gagné le concours d’équitation.
  5. Après QUAND et COMMENT [t] : -Quand est-ce que tu m’as téléphoné?
    -Bonsoir, comment allez vous?liaisons-obligatoires
  6. Après dans, chez, sans, en : Ils dorment chez eux.
    -Il arrivent dans un moment.
    -Il me parle sans arrêt de son chien.
  7. Expressions figées :
    avant-hier
    c’est-à-dire
    de temps en temps
    plus ou moins
    un sous-entendu
    tout à coup
    tout à l’heureVous pouvez aussi voir notre article sur les liaisons interdites

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Le gérondif

LE gérondif
Le gérondif
est un mode qui s’emploie comme le participe passé, précédé de “en”
exemple: le participe présent du verbe “nager” est “nageant” et son gérondif “en nageant“.

Le gérondif, indique aussi deux actions qui se passent en même temps et appartenant au même sujet,
exemple: Lina s’est cassé le bras, en glissant à cause du sol mouillé.

Il existe quatre façons d’employer le gérondif.

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1. La cause: exemple: Il a provoqué un incendie en jouant avec le feu ( il a provoqué un incendie parce qu’il a joué avec le feu)

2. La manière: exemple: Rachel a retenu sa conjugaison en la répétant en boucle.

3. La condition: exemple: En posant beaucoup de question on finit par apprendre.

4. L’opposition: exemple: même en parlant très fort, personne ne l’écoutait.

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Présent OU Subjonctif présent ?

prensent-ou-subjontif-present
Il est déjà certain que le présent de l’indicatif a pour utilité le fait de relater des faits réels, prouvant ainsi que ces derniers sont dénués de tout doute à leurs sujets. Tandis que le subjonctif présent, est un temps qui permet de décrire une action comme incertaine, sujette au doute et pouvant ou non se réaliser.

Exemples :
Il est possible qu’il ait une urgence. (Ici, une supposition est exprimée, ainsi l’action est incertaine. On utilise dès lors, le subjonctif présent.)
Il a une urgence. (Ici, une certitude est exprimée, l’action est réelle et ainsi, on utilise le présent de l’indicatif.)

Le subjonctif s’utilise dans trois cas de propositions :

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Une proposition indépendante ou principale :
Dans ce cas précis, le subjonctif permet d’exprimer :
Le souhait : Pourvu que ses rêves se réalisent.
L’ordre : Qu’il sorte de chez moi !
L’indignation : Impossible que je lui fasse des excuses la première.
La supposition : Soit il ne vient pas, soit il s’est perdu en route !

Une proposition subordonnée conjonctive introduite par « QUE » :
Le subjonctif est nécessaire après un verbe exprimant :
La volonté : Je ferai tout pour que je réussisse à cet examen.
Le désir : J’aimerais tant lire vos écrits !
Un regret : Je regrette qu’il soit mort ainsi.
Un sentiment : Je crains qu’il ne soit perdu, vu l’heure qu’il est.
Un conseil : Il vaut mieux qu’il aille consulter.
Un doute : Il est probable qu’il ne sache pas encore où nous sommes.
Note : Il va falloir reconnaître les verbes qui expriment ces sentiments pour s’en sortir.

Une proposition circonstancielle :
Le subjonctif s’impose après certaines conjonctions de subordination :
De condition : « à moins que, en admettant que, à condition que.. »
De temps : « avant que, jusqu’à ce que, en attendant que.. »
De but : « afin que, pour que, de peur que.. »
De concession : « bien que, quoique, encore que.. »
De cause : « non que, non pas que.. »
De conséquence : « de façon à ce que.. »
Autre cas où s’utilise le subjonctif à connaître, lorsque la principale contient les termes comme : « Le seul, l’unique, le dernier, le premier… »
Exemple : C’est l’unique cours qu’il sache par cœur.

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Comment faire la différence entre leur et leurs

leur-leursComment faire la différence entre  << leur >>  et << leurs >> ?

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Il existe trois sortes de “leur”

– Leur : pronom personnel de la troisième personne du pluriel: Il est impérativement suivi ou précédé d’un verbe, il ne détermine ni le genre ni le nombre, il est aussi le pluriel de “lui”.

Exemple:
Cet homme a besoin d’aide, je lui offre la mienne
Ces hommes ont besoin d’aide, je leur offre la mienne.
Comme on peut le voir dans cet exemple, “lui” a été remplacé par “leur”, il est aussi suivi d’un verbe.

– Leur (s) : déterminant possessif: est suivi d’un adjectif ou d’un nom, il s’accorde avec le nom qu’il détermine, il prend la marque du pluriel et JAMAIS celle du féminin, il est aussi l’équivalant de d’autres pronoms possessif: ses, mes, tes.

Exemple:
Nos ancêtres nous ont laissé leurs traditions (féminin, pluriel).
Les enfants ont laissé leur ballon dans le jardin (masculin singulier).
Les gymnastes ont perdu leurs patins (masculin pluriel).
Les voisins m’ont demandé de garder leur fille (singulier féminin).

– Leur(s) : pronom possessif: Il précède l’article avec qui il ‘accorde en genre et encore une fois JAMAIS au féminin.

Exemple:
Certains vivent leurs rêves, d’autres cherchent les leurs.

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L’adjectif verbal et le participe présent 

adjectif-verbal-et-participe-present
Il faut toujours faire attention quand on écrit une phrase ou un mot parce que on trouve souvent des mots qui s’écrient de la même façon phonétiquement mais qui n’ont pas le même sens ou bien la même fonction et c’est le cas pour l’adjectif verbale et le participe présent .

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Donc quelle est la différence entre ces deux notions ?

Le participe présent est toujours invariable c’est-à-dire qui ne change pas, par contre l’adjectif verbal est variable en genre et en nombre et la ressemblance entre ces deux termes est qu’ils se terminent par –ant

Ce tableau va résumer cette différence et facilite la distinction entre le participe présent et l’adjectif verbal .

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L’utilisation de « du » et « de » 

utilisation-de-du-et-deA / la différence entre « de » et « du » :

Premièrement, il faut savoir que le « du » et le « de » ce sont deux articles contractés, on les utilise pour éviter la lourdeur lors de la lecture c’est-à-dire au lieu d’écrire « De le » pour le nom masculin on écrit « du » et pour le nom féminin on écrit « de la » par exemple :

*je bois du thé.
               Masculin

*il aime de la margarine.
                      Féminin

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B/ Comment savoir si on doit utiliser « de » ou « du ? :

préposition + l’article défini contraction :

Masculin singulier de + le =du : il mange du pain.
Féminin singulier de + la = de la : tu viens de la campagne.
Masculin et féminin singuliers de + l’ = de l’ : Elle parle de l’économie
Masculin et féminin pluriels de + les = des : le professeur corrige les copies des élèves

L’article partitif:

. Il ne désigne pas une quantité précise. Il s’accorde en genre et en nombre avec le nom qu’il introduit.
Singulier Pluriel
Masculin du, de l’ des
Féminin de la, de l’ des

Forme affirmative :

Masculin singulier Il prend du thé

Forme négative :

Il n’aime pas de gâteau
Féminin singulier
Prendrez-vous de la confiture ? Je ne prends pas de confiture
Masc. et fém. pluriels
Voulez-vous des oranges ? Je ne veux pas d’orange

Note :
Ne confondez pas l’article défini contracté DU avec l’article partitif. Comparez:
l’article partitif dépend de la nature du verbe et du nom employés.

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« Continuer à » OU « Continuer de » ?

continuer-a-ou-continuer-de
Il est assez connu de tous et indéniable que le verbe « Continuer » se construit avec deux prépositions : « De » et « à »

Cependant, comment pourrions-nous savoir lequel des deux utiliser, alors que les deux nous semblent appropriées ? Il y a pour sûr une réponse à cela. Penchons-nous sur l’utilisation fréquente de ces dernières.

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Le choix revient au style d’écriture désiré :
Car il est jugé plus « littéraire » d’utiliser un « De » qu’un « à » selon l’analyse de certaines œuvres écrites. L’art de l’écriture s’inspire indéniablement d’une élégance assidue, dès lors, si vous voulez entreposer une quelconque poésie, le mieux resterait de s’y tenir.

Cependant, ceci n’est qu’une raison plate et on ne peut affirmer clairement que « De » à l’écrit est d’un point de vue littéraire « meilleur » que « à » car les deux formes restent correctes, rappelons-le.

Phonétiquement parlant, ça aide :
Pourquoi utiliser un « DE » serait-il plus harmonieux ? Rien de plus simple à comprendre, cette préposition nous fait éviter certains cas d’hiatus.

Qu’est-ce qu’un hiatus ?
Dans le monde de la prononciation, un hiatus est considéré comme étant une succession de deux voyelles appartenant à des syllabes différentes à l’intérieur du mot (ÉOlienne, rÉUssir), ou à la frontière de deux mots (il A OUblié). –Larousse.

Autrement dit, il est plus convenable de dire par exemple : « Continuer d’appeler » plutôt que « Continuer à appeler » afin d’éviter la succession de voyelles que l’on a cité plus tôt, car c’est bien plus flatteur à l’oreille. Ludique, n’est-ce pas ?

Un léger différend pour le sens :
Selon l’Académie française, il serait plus aisé d’utiliser « Continuer à » lorsqu’il s’agit d’une action commencé et que l’on continue. Cependant, si l’action est habituelle alors la chose se voit différente et il faut utiliser « Continuer de » à la place. Ainsi nous prenons comme exemples pour saisir l’idée :

– Il continue à lire son magazine. (Tâche commencée à finir.)
– Je continue de travailler dans le domaine éducatif. (Tâche habituelle.)
– Continue à fournir des efforts, tu seras récompensé.
– Il continue de pleuvoir chez nous.

Avec ces éclaircissements, il semble plus facile de s’y retrouver. Dès lors, en conclusion, la manière la plus juste d’utiliser ces prépositions reste le fait d’orienter son choix selon le sens voulu pour la phrase et l’équilibre sonore dicté par l’oreille.

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L’utilisation du « y » et du « en » 

Colorful pencilsOn pose souvent les questions : quelle est la différence entre le « en » et le « y » à la grammaire ? Et quels sont les cas dans lesquelles on peut les utiliser ?

Tout d’abord en cherchant sur le dictionnaire on trouve que :

Y : c’est un pronom invariable. Qui peut remplacer plusieurs mots par exemple : à ceci, à ça, ici, là, à cet endroit.

En : préposition qui précède un mot qui indique ou détermine l’état absolu ou relatif.

La différence entre les pronoms « en » et « y » :

Le pronom « en » : remplace un nom inanimé introduit par : de, du, des.
Exemple : vous prenez du café .oui, j’en prends.

Le pronom « y » : remplace un nom inanimé introduit par : à, en.
Exemple : elle est chez le dentiste. Elle y est.

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Les cas d’utilisation des pronoms « en » et « y » :

On utilise « en » :

1/ Pour les quantités déterminées. Ex : vous mangez du riz. Oui j’en mange
2/ Au cas d’une question : tu as un crayon ? .oui j’en ai un.
3/ Aux temps composés, le deuxième élément de la négation se place entre l’auxiliaire et le participe passé.
4/ Quand la quantité est précisée, elle est ajoutée en fin de phrase. Ex : tu as des amis ? Oui j’en ai beaucoup.

On utilise « y » :

1/ avec les temps composés, le deuxième élément de la négation se place entre l’auxiliaire et le participe passé.
2/ en remplaçant les compléments de lieu. Ex : Alex va à paris. Il y va.

Des expressions avec les pronoms « en » et « y » :

-Je m’en vais.
-J’en ai assez.
-Allons-y.
-ça y est !
-ah ! J’y suis.
– J’en ai marre !

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Quels sont les confusions à éviter entre les deux verbes « savoir » et « connaitre » et quand on peut les utiliser ?

difference-entre-savoir-et-connaitre
D’abord, il faut savoir la signification de chaque mot.

Savoir : c’est avoir la connaissance de.
Connaitre : c’est faire ou avoir fait l’expérience permettant une représentation mentale de quelque chose ou quelqu’un, avoir l’idée, la notion d’une personne ou d’une chose .

Les verbes « connaitre » et « savoir » ont un sens proche mais une utilisation différente

Les confusions à éviter :
              Exemple 1 :
Je sais dessiner.
Savoir + verbe à l’infinitif

On ne peut pas dire je connais dessiner car il est incorrecte de mettre un verbe après le verbe « connaitre »

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              Exemple 2 :
Je sais que mon oncle est malade .
savoir + proposition subordonnée

              Exemple 3 :
Je connais ton amie.
Connaitre +un nom

Quand on utilise « savoir » et « connaitre » ?

  • 1/  on utilise le verbe connaitre pour :
    a/ parler d’une personne :
    par ex : connaissez-vous la nouvelle directrice ?
    b/ parler d’un lieu :
    par ex : je connais bien ce merveille endroit
  • 2/ on utilise le verbe savoir pour :
    a/ noter un propos :
    Par ex : je suis fière de toi, tu sais ?
    b/ pour répondre a une question :
    Par ex : – ou est mon livre ?
    – je ne sais pas

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Quand et comment employer le pronom relatif « DONT » ?

pronom relatif dont
Tout d’abord, pourquoi dit-on de « Dont » que c’est un pronom relatif ?
Car ce dernier relie entre plusieurs phrases, afin d’éviter la redondance ou plus communément appelée, la répétition.

Exemple : (Sans pronom relatif)
Voici la fille. Je t’ai parlé d’elle.

Exemple : (Avec pronom relatif)
Voici la fille dont je t’ai parlé.

Vous noterez qu’il est plus aisé et juste d’utiliser un pronom relatif que de ne pas le faire, mais aussi que <<DONT>> remplace un nom comme un pronom introduit par la préposition « DE ».

Exemples :
Ce sont ses compétences dont je voulais te faire part. (« DONT » remplace « Ses compétences » ; Je veux te faire part de ses compétences.)
C’est l’élève dont je suis fier. (« DONT » remplace « L’élève » ; Je suis fier de l’élève.)

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IMPORTANT : Il faut savoir différencier «DONT » de l’autre pronom relatif « QUE » qui lui aussi relie entre les phrases ! Pour savoir s’il faut utiliser « DONT » et non « QUE » il faut analyser la locution verbale et déduire si cette dernière se construit avec un « DE » ou pas. Comme ceci :
« C’est une chose… tu dois avoir conscience. »
Dois-je utiliser « DONT » ou « QUE » dans ce cas ? Analysons le verbe :
« Avoir conscience » Peut-on rajouter un « DE » ? Oui ! « Avoir conscience DE quelque chose.. » Ainsi, je sais qu’il faut dire :
« C’est une chose DONT tu dois avoir conscience. »
Et non pas :
« C’est une chose QUE tu dois avoir conscience. » x

Note : Il va falloir s’exercer à reconnaître les verbes qui nécessitent la préposition « DE » pour s’en sortir.

Autres utilisations du pronom relatif « DONT » :

Exprimer la manière d’effectuer une action.

Exemples : J’aime la façon dont tu racontes tes histoires ! (La manière de raconter)
J’apprécie beaucoup la manière dont tu exhibes ta plume au public. (La manière d’exhiber.).

« DONT » peut aussi remplacer un nom complément d’un nom de nombre.

Exemple : Il y avait six groupes, dont trois n’étaient composés que de filles.
Il y avait cinq pommes, dont deux étaient pourries.

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